Divorce / Séparation / Garde des enfants / Pension alimentaire

Lorsqu’on divorce ou se sépare se pose notamment la question de :

  • l’attribution du domicile ;
  • la résidence habituelle des enfants ;
  • la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants ;
  • la pension alimentaire ;
  • la répartition des dettes entre époux, concubins, personnes pacsées.

Maître Denis Clément BRACKA vous apportera des réponses et vous aidera à faire valoir au mieux vos droits et ceux de vos enfants lors d’un divorce ou d’une séparation.


Les Procédures de Divorce

Il existe 4 procédures de divorce :

  • Le divorce par consentement mutuel
  • Le divorce accepté
  • Le divorce pour faute
  • Le divorce pour altération du lien conjugal

I. Le divorce par consentement mutuel

Le choix de cette forme de divorce implique que les deux époux se soient mis d’accord sur deux points :

  • il faut tout d’abord que chacun des deux époux souhaite divorcer
  • il faut ensuite qu’ils s’entendent sur les mesures qui régleront les conséquences de leur séparation (attribution du domicile conjugal, mesures concernant les enfants : résidence habituelle, contribution à l’entretien et à l’éducation , répartition des dettes…)

Du fait des simplifications apportées par la réforme entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2005, ce mode de divorce est simple et rapide.

II. Le divorce accepté

Ce divorce peut être demandé par l’un ou par l’autre des époux, ou par les deux, lorsqu’ils acceptent le principe de la rupture du mariage sans considération des faits à l’origine de celle-ci.
Cette procédure diffère du divorce par consentement mutuel en ce que les époux sont d’accord sur le principe de la séparation mais pas sur ses conséquences.
C’est donc le juge qui se prononcera tant sur les conséquences financières du divorce (prestation compensatoire…) que sur le sort des enfants.
Cette procédure peut être introduite par les deux ou par un seul des époux.
Si elle est introduite par un seul des époux, l’acceptation de l’autre doit intervenir en cours de procédure.
Une fois l’acceptation donnée, celle-ci devient irrévocable, même par la voie de l’appel.
En l’absence d’acceptation de l’un des époux, l’autre devra envisager une procédure de divorce pour faute ou bien une procédure de divorce pour altération définitive du lien conjugal en présence d’une séparation de plus de deux ans.

III. Le divorce pour faute

Il peut être demandé par l’un des époux lorsque son conjoint a été l’auteur de « faits constitutifs d’une violation grave ou renouvelée des devoirs ou obligations du mariage, et rendant intolérable le maintien de la vie commune ».
Pour prononcer le divorce aux torts exclusifs d’un des époux, le juge va donc rechercher si les faits reprochés sont d’une gravité suffisante, ou s’ils ont été commis à plusieurs reprises. Le juge prendra en considération le mode de vie du couple.

Exemples de comportements fautifs :

  • l’adultère, la naissance d’un enfant adultérin
  • les mauvais traitements à l’égard du conjoint ou des enfants
  • manquements aux devoirs relatifs à l’entretien et à l’éducation des enfants
  • insultes répétées, menaces de mort
  • le refus de contribution financière aux charges du ménage
  • la dilapidation des économies du ménage

En cas de violences conjugales, des mesures d’urgence peuvent être prises (avant la procédure de divorce) par le juge aux affaires familiales, afin d’assurer la sécurité du conjoint maltraité.
Dans une telle hypothèse, il est important de réunir certains éléments de preuve avant la saisine du juge. Le dépôt d’une plainte au commissariat de police, et la constatation des violences par un médecin sont des préalables indispensables. Retenez qu’une attestation des Urgences Médico Légales (Hôpitaux publics) aura une force probante supérieure au
« simple » certificat médical du médecin de famille.

Quelques précisions sur l’adultère
L’adultère du conjoint n’entraîne pas automatiquement le prononcé du divorce à ses torts exclusifs. Le juge dispose d’un pouvoir souverain pour apprécier la gravité des faits. Il tiendra notamment compte de l’attitude de chacun des époux et de leur conception de la fidélité.
Ainsi, l’adultère commis après une séparation de fait ne devrait pas permettre d’obtenir le prononcé d’un divorce pour faute. De même, si chacun des époux entretient une relation extra conjugale, il ne saurait y avoir de divorce prononcé aux torts exclusifs de l’un d’entre eux.
En principe, tant que le divorce n’est pas prononcé, l’obligation de fidélité subsiste entre les époux. Cependant, de nombreux tribunaux estiment que l’adultère commis entre l’ordonnance de non conciliation et le prononcé du divorce n’est pas fautif, car à cette époque, l’obligation de fidélité est moins contraignante.

Consulter la décision de divorce aux torts exclusifs relative à la consultation de sites de rencontres

IV. Le divorce pour altération du lien conjugal

Il va permettre à un époux de demander le divorce alors même que son conjoint ne souhaite pas divorcer. Il suffit que la cohabitation ait cessé depuis au moins deux ans au moment de l’assignation en divorce.
Il pourra également être prononcé lorsqu’une demande en divorce pour faute a été rejetée et que le conjoint, contre lequel cette demande a été introduite, a présenté une demande reconventionnelle en divorce pour altération du lien du lien conjugal. Dans cette hypothèse la condition relative à la cessation de la communauté de vie depuis au moins deux années ne joue pas.


Séparation : fin de l’union libre

Contrairement au mariage, la séparation d’un couple en union libre (article 515-8 du code civil), n’induit pas de devoirs entre les ex-concubins.
Elle peut, néanmoins, avoir des conséquences sur la garde des enfants communs ou sur le partage d’un éventuel patrimoine en indivision.
Conséquences sur les enfants : les règles sont identiques à celles relatives aux couples divorcés.
Conséquences sur le patrimoine : il faut déterminer les parts respectives de chacun dans le patrimoine commun et donc sortir d’une éventuelle indivision.


Séparation : rupture du Pacs

Le pacte civil de solidarité (Pacs) est un contrat. Il est conclu entre deux personnes majeures, de sexe différent ou de même sexe, pour organiser leur vie commune.
Les partenaires liés par un PACS s’engagent à une vie commune, ainsi qu’à une aide matérielle et une assistance réciproques.
Le PACS est dissout :

  • par la mort de l’un des partenaires,
  • par le mariage des partenaires ou de l’un d’eux,
  • par déclaration conjointe des partenaires ou décision unilatérale de l’un d’eux.

NB : Un seul des partenaires peut demander la fin du Pacs.
Il conviendra alors de régler le sort des droits et obligations des ex-pacsés.
En générale, elle se fait à l’amiable entre les anciens partenaires.
En cas de désaccord, les partenaires peuvent saisir le tribunal de grande instance (le juge aux affaires familiales) pour statuer sur : les conséquences patrimoniales de la rupture et éventuellement sur la réparation des préjudices qui peuvent en résulter.

Si vous êtes concerné par un de ces actes juridiques, contactez Maître Bracka, spécialiste en procédure de divorce, séparation et garde d’enfant.

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